Les deux questions cruciales 2

Suivant la pente de la facilité si naturelle, décidez-vous de continuer de rechercher le plaisir individuel considéré comme le but suprême de la vie ?

ou considérez-vous que l’effort en faveur des autres est conforme à la réussite collective, et, finalement, à la réussite individuelle de chacun ? Donc à votre propre réussite personnelle ?

Ou, de manière plus réaliste, qu’il y a lieu de faire un compromis, réfléchi et responsable, entre le choix du plaisir et celui du devoir ?

Oui, très probablement ! mais quels sont les critères d’un « bon compromis »? Et n’avons-nous pas le devoir – individuel et collectif – de nous employer à la recherche intelligente de ce que devrait être un « bon compromis », réellement conçu dans notre propre intérêt, à court et à long terme?

Croyez-vous que beaucoup conduisent cette réflexion ? Et ne pensez-vous pas que tout le monde (l’humanité) y perde?

D’ailleurs, lecteur, n’est-ce pas votre cas? Et n’avez-vous déjà beaucoup perdu ? Mais rassurez-vous, nous en sommes tous là. Et, très heureusement, nous avons été heureux quand même…

Pourtant, que cette consolation ne nous empêche pas d’essayer d’ambitionner plus de bonheur pour nous-même et pour ceux que nous aimons, ou que devrions aimer…

Comme quoi, la morale n’est pas une discipline austère et rébarbative, mais une recherche de la joie – dans la joie.

Cessons donc de nous désoler, la vie est belle. Ou, si nous le voulons, en dépit de ses innombrables difficultés de tous ordres, elle peut l’être…

Hommes de notre temps, dans quel cadre voulez-vous vous situer ? dans celui de l’homme se suffisant à lui-même ?(qui, depuis trois siècle, nous a amenés au point ou nous en sommes maintenant !),

ou, à y réfléchir de plus près, dans celui de la foi, qui, en dépit de son caractère heureusement indémontrable, est très probablement le seul conforme  à la fois à l’intelligence humaine, et à l’espoir de la réussite de chaque homme, et de l’humanité entière ?

Peut-être… mais avons-nous suffisamment réfléchi au bien-fondé de la foi en Dieu ? Et à celui e sa négation ? Avons-nous été à la hauteur du défi qui nous est lancé par le fait de notre existence ? Et à la hauteur de notre dignité ?

*

Que chacun – à la fois responsable et bénéficiaire – réfléchisse à ces deux questions cruciales, Et entraîne les groupes auxquels il appartient à s’engager dans une exigeante réflexion collective sur ce que nous avons de mieux à faire

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