But de la Politique
Conseil
Cette page complète celle parue sous l’onglet intitulé « le but de la politique ».
Mise en annexe, elle ne mérite d’être lue que par les visiteurs qui s’intéresseraient très sérieusement à ce site .
Selon que l’on est candidat à l’exercice d’une fonction politique ou que l’on est simple citoyen, le but que l’on se propose d’atteindre est généralement différent.
Rappelons d’abord quelques évidences
Rappelons d’abord quelques évidences… Qui ne sont peut-être pas inutiles pour tout le monde…
Le but des politiciens professionnels (pm)
Le candidat à l’exercice d’une fonction politique – disons « le politicien » – veut conquérir le pouvoir (ou s’il n’en est pas capable y participer) en vue d’atteindre certaines fins. Qui, selon les personnes concernées, peuvent être différentes. Parmi elles, certaines sont conscientes – avouables ou inavouables… – et d’autres inconscientes…
Parce qu’il est un homme, tout politicien est porteur d’un mélange d’objectifs conscients et d’objectifs inconscients. Il ne parle jamais des seconds, et toujours des premiers. Soit avec franchise, soit avec l’intention de tromper, soit avec un mélange mal maîtrisé des deux intentions…
On comprend que dans ces conditions il ne faut jamais être dupe du langage des politiciens et essayer de faire preuve d’intuition pour décerner la vérité… (ce que malheureusement la plupart des gens ne font pas toujours très bien…)
Le but des citoyens ordinaires
bien qu’ils ne cherchent pas à conquérir le pouvoir eux-mêmes, les citoyens ordinaires sont animés par les mêmes gens d’objectifs que les politiciens professionnels. À cette différence près qu’ils ne cherchent pas à obtenir le pouvoir pour eux-mêmes, mais pour un groupe auquel ils appartiennent, qui correspond à leurs intérêts ou à leurs idées.
Utilité de ces distinctions (et des discussions).
Dans les conversations politiques (quand on en a – ce qui est rare), en principe on cherche sincèrement à comprendre l’autre et à se faire comprendre, mais on n’y arrive difficilement, parce qu’à l’arrière plan de la discussion se cache les motivations et les références inavouées des interlocuteurs en présence… Aussi c’est de celles-là dont il faudrait parler… (au moins de celles qui sont conscientes et avouables…).
Malheureusement, c’est ce que l’on ne fait pas. Si bien que le plus souvent les conversations politiques privées ne sont qu’un dialogue de sourds. Tandis que les débats politiques publiques ne sont en en général que des comédies – inconscientes ou menteuses – où le plus habile (qui souvent n’est pas le plus honnête) cherche à produire des argumentations plus ou moins truquées, propres à impressionner les auditeurs anesthésiés devant leurs écrans de télévision…
Comment s’informer sérieusement ?
Dans ces conditions, si l’on veut être informé, il est bien de suivre les débats politiques à la télévision, mais à condition de ne pas les considérer comme une source sérieuse d’information, mais comme une simple façon d’apprécier l’agilité intellectuelle des partenaires et d’essayer de deviner leur degré de sincérité…
On peut donc penser que pour bien s’informer, il vaut mieux lire les articles de la presse écrite. C’est évidemment exact, mais à condition de bien choisir les journaux… Sur leur degré de sérieux, sur leur orientation officielle ou cachée. .Et en plus en s’interrogeant sur soi-même (« est-ce que je cherche des journaux qui apportent de l’eau à mon moulin ? Ou des médias qui veulent me présenter leur point de vue et dans cette logique m’informer ? » – Interrogation qui doit m’amener à lire des journaux porteurs de tendances opposées aux miennes).
Le but de la Politique
Conçus au niveau le plus élevé (conscient et bien intentionné), les nombreux projets politiques possibles se répartissent en trois grandes familles définies en fonction du but qu’elles veulent atteindre :
- assigner à la nation un projet un projet global ayant une valeur d’objectif suprême, auquel les citoyens doivent adhérer,
- à l’inverse, concevoir une organisation politique pensée dans l’intention prioritaire de servir la liberté de tous les citoyens (et de chacun d’eux) ; ce, avec la conviction que la liberté individuelle constitue la valeur suprême à laquelle les hommes éclairés devraient adhérer,
- prendre la même position pratique que précédemment, mais avec l’idée que la liberté individuelle ne constitue pas une valeur suprême, mais seulement une condition nécessaire pour atteindre un but plus élevé, qui consiste à tout faire pour que chaque personne, si elle le veut, puisse réaliser l’œuvre dont elle est capable (qui,tout en la satisfaisant personnellement.est utile pour l’ensemble de la société). (Une oeuvre qui peut aller jusqu’à réaliser la plus grande réussite possible pour tout ce qui existe dans le monde : pour les hommes, pour la société et pour toute la nature qui nous entoure (et, peut-être, s’il existe vraiment, pour le créateur du monde…)
Les objectifs donnant la priorité à un projet global
L’objectif à atteindre peut-être centré sur un projet global considéré comme l’unique valeur à laquelle les hommes doivent se plier, une valeur dont on ne discute pas.
Des objectifs globaux très clairs
Le projet choisi peut être
- l’extension territoriale de son pays (par exemple la Russie de Poutine),
- la domination mondiale – ou régionale – de son groupe (hier de sa « race », aujourd’hui de sa grande nation –[par exemple la Chine], ou, avec des moyens plus limité, l’Iran et la Turquie),
- le contrôle de la quasi-totalité des matières premières exploitables dans le globe terrestre (hier, les grands pays pétroliers, les aujourd’hui, la Chine)
- l’adhésion ou la soumission de toute l’humanité à une philosophie (hier, le marxisme) ou à une seule religion ( aujourd’hui, l’islam tel que compris par les islamistes),
- la croissance de son influence diplomatique (jusqu’à vouloir atteindre la maîtrise totale du fonctionnement de toute l’humanité ![Par exemple les États-Unis ou la Chine]),
- Constituer un grand empire financier, source d’une puissance presque infinie,
Critique de ces projets
Tous ces objectifs ont des caractères communs évidents :
- être choisis, non pas par le peuple, qui n’en peut mais, mais toujours par un pouvoir politique installé, dirigé par un homme aux capacités intellectuelles et morales limitées (qui peut être un fou, un malade mental, un personnage profondément complexé, un conformiste sans conception philosophique et éthique) ;
- ignorer les intérêts légitimes des ressortissants des autres pays de la Terre ;
- n’avoir aucun souci et estime à l’égard des hommes et des femmes de son pays ;
- être illusoires (car les dictateurs oublient qu’après un temps variable commençant dès leur disparition – au moment où ils vont commencer à pourrir sous la terre – leur entreprise sera toujours vouée à la disparition ; si bien que leur grande œuvre n’en n’est en réalité qu’une petite ; (l’homme voudrait être immortel, mais il ne l’est pas…) ;
- freiner la possibilité d’aboutir à des accords internationaux avantageux pour tous ;
- constituer une source de tensions régionales permanentes et un énorme danger de guerre régionale ou mondiale ;
Malheureusement, les gouvernants des pays les plus puissants de la Terre courent après ces objectifs… (et comme ils sont souvent très puissantes, ceux qui aimeraient pouvoir faire comme eux leur font des courbettes – et évidemment bien plus que cela…)
Dans la mesure où l’on doit définir l’Homme, comme un être à la fois intelligent et doué d’une sensibilité qui l’amène à se soucier des autres, on peut dire que ces gouvernants ne sont pas des hommes. Ils sont des hommes ratés, des individus qui n’ont pas su accéder à l’étage supérieur de ce que, de par nature, ils étaient appelés à devenir, les êtres vivants et réussis qu’ils auraient pu et dû être…. Ils ne méritent pas le nom d’homme mais celui d’une désignation nouvelle (qui pourrait être le mot humanoïde),
Aussi, dans la mesure où l’on a soi-même un cœur normal, au lieu de les admirer (ou de les haïr), on serait bien mieux inspiré de les plaindre. Et, grâce, à la fois à l’évolution de la conscience générale de l’humanité et aux rencontres diplomatiques respectueuses de tous, on devrait les amener à infléchir leurs objectifs… (D’aucuns diront qu’il s’agit là d’un rêve ; mais c’est qu’ils ont une idée fausse de ce qu’est le rêve…). (Il faut en effet être capable de comprendre les hommes, être capable de les considérer comme des humanoïdes, mais savoir aussi que les êtres concrets que l’on rencontre sont toujours porteurs au fond d’eux-mêmes d’un appel à devenir des hommes véritables…)
Des projets globaux plus ambigus…
D’autres projets globaux, poursuivis par les différentes nations peuvent obéir à des intentions nettement moins claires… on affirme officiellement qu’ils sont mis au service des citoyens, alors qu’en fait ils constituent des objectifs poursuivis pour eux-mêmes… Parmi cela, on peut citer :
- la création d’un armement nucléaire, présenté comme destiné à protéger les intérêts nationaux (peut-être … et lesquels ?), alors qu’inconsciemment, dans l’esprit des dirigeants politiques concernés, il s’agit plutôt de classer sa nation dans le groupe des quelques pays les plus puissants du monde (et de flatter l’orgueil des dirigeants concernés
- l’accès de son pays à une richesse de plus en plus grande, officiellement motivée par le souci (hypocrite et illusoire) de favoriser le bonheur des citoyens de son pays ;alors qu’en réalité il s’agit peut-être surtout de flatter l’orgueil des dirigeants politiques ;
Critique de ces projets
Nous, Français, il nous est facile de regarder avec un certain mépris le comportement des gouvernants de certains pays lointains ; mais nous ferions peut-être mieux de réfléchir à la position de notre propre pays, qui se présente comme le légitime défenseur de ses droits, mais qui obéit peut-être à une autre ambition possiblement plus contestable (comme le désir de soigner notre nostalgie d’ancienne grande nation, de jouer (encore) dans la cour des grands, et de voir notre président de la république bien placé dans certaines conférences internationales…).
Je ne condamne pas, mais je pose une question qui doit être étudiée très sérieusement. (En étant bien conscient que le budget militaire alloué à l’arme nucléaire vient en concurrence avec celui de l’armement classique – dont on connaît bien l’utilité – ainsi qu’avec d’autres dépenses possibles – comme, notamment, l’effort à faire en faveur du développement de la langue française et de notre culture à l’étranger…)
Des projets plus honorables
Quoi que sans pouvoir être considéré comme toujours dénués de toute intervention suspecte… quelques projets globaux semblent bien beaucoup… plus honorables (comme par hasard… ils ont la particularité de bien moins faire parler d’eux…). Ainsi:
- le souci d’élever le niveau intellectuel, culturel et moral de la nation
- la participation à une réflexion mondiale sur la meilleure façon de conduire les affaires du monde et à l’effort de réforme des institutions européennes et internationales
- la recherche d’un modèle de fonctionnement démocratique au service de la population etc.
Notre but à nous
Confrontés à la situation tragique de l’humanité tiraillée entre diverses tendances contradictoires- dont certaines sont infiniment inquiétantes – nous choisissons celle qui nous paraît la plus unie plus utile à l’humanité et à notre pays, celle de «la recherche d’un modèle de fonctionnement démocratique au service de la population ».
Comme il s’agit d’une question un peu longue à traiter (et qui de plus, nous amènerait un sortir du titre de cette page), nous la traiterons dans un autre texte sous le titre « tragique démocratie ».
