Pour des prières collectives – N° 2
(Annexe à une lettre adressée en février 2026 à un évêque français)
Titre plus explicite : proposition de lancement d’initiatives [1] en faveur d’objectifs importants et de la conversion des hommes de bonne volonté
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Quelques précisions circonstancielles
Ce texte aborde de très grands sujets manifestement très au-dessus de ma compétence ! Je l’ai écrit en suivant tranquillement ma pensée telle qu’elle me venait à l’esprit – avec le sentiment – contestable ! –que mon inspiration était bonne… Cela m’a amené à des considérations et à des conseils très au-dessus de mes capacités personnelles !
Après avoir terminé ma rédaction, conscient de mon audace et de mes erreurs possibles, je me suis interrogé sur sa valeur…J’en ai conclu qu’il m’était impossible de juger moi-même de l’intérêt réel de tout ce que j’avais écrit : peut-être ce discours était-il complètement illusoire… ou présentait-t-il quand même l’intérêt de donner à des personnes plus bien compétentes que moi, l’occasion de réfléchir à certaines questions que peut-être elles n’abordent pas spontanément…
Arrêté à cette dernière hypothèse, à tort ou à raison, j’ai pensé que je devais en faire part à une autorité mieux inspirée que moi… aussi ai-je décidé de l’envoyer à un évêque en lequel j’avais confiance… (Je l’ai fait d’autant plus volontiers que cette démarche correspondait à ce que je venais d’écrire…).
C’est ainsi que vous parvient ce texte. Après cette confidence, vous comprendrez qu’en en dépit de son ton apparemment très sûr (…) résultant de sa première rédaction, a posteriori – maintenant – il doit être compris simplement comme un sujet de réflexion…
La question fondamentale
On le sent bien, le monde va extrêmement mal. Au point qu’on peut se poser quelques questions : pour l’incroyant : « une telle situation est-elle fatale et irrémédiable ? », et pour le chrétien plus ou moins convaincu : « Dieu nous a-t-il abandonné ? » Ou est-ce nous, qui nous sommes détournés de lui ?».
A la première question posée tout chrétien convaincu ne peut que répondre « non » [Dieu ne nous a pas abandonnés]. Mais, par là, il se trouve obligé de répondre « oui » à la suivante (C’est nous qui nous sommes détournés de Lui). Quitte, ensuite, à passer à une autre occupation… (« à passer son chemin »), ou, au contraire, à se livrer à une recherche approfondie, mettant en cause l’ensemble des chrétiens. Ainsi que lui-même…).
C’est, naturellement, cette dernière position que je propose ici. Qui nous amènera à prendre conscience de certaines réalités peut-être négligées, et à nous poser quelques questions essentielles, susceptibles de nous conduire à prendre des décisions appropriées…
Lançons-nous donc sur ce chemin. En faisant appel à l’aide indispensable de la réflexion et de la prière. Dont nous avons d’autant plus besoin que nous sommes impliqués par nos insuffisances (peut-être bien plus grandes qu’on ne le pense…)!
L’attitude des chrétiens
En réfléchissant un peu, on ne peut être que sidéré par l’indifférence effective dont nous chrétiens – comme d’ailleurs les incroyants – faisons preuve devant le mal dans le monde. Et, particulièrement, devant celui qui, devant nous, prend chaque jour la forme tragiquement intolérable que l’on observe en Ukraine et en Israël. Certes, nous éprouvons un sentiment de regret (lequel présente l’avantage de nous rassurer sur la manière dont nous nous voyons… [« Nous ne sommes quand même pas comme ça, et nous sommes trop petits pour faire quelque chose en leur faveur, nous n’y pouvons rien ! »]. « Nous n’y pouvons riens » ? A l’indifférence s’ajoute l’inconscience et l’erreur. Et on ne s’en rend même pas compte ! Comparativement aux méchants (on trouve toujours pire que soi), sans nous trouver tout-à-fait parfaits, nous avons l’impression de figurer parmi « les bons », parmi les gens sensés et « normaux. ».. (Ce faisant, nous nous jugeons nous-mêmes, nous nous pardonnons ! Voilà, le tout est joué ! C’est là notre grande erreur et notre péché. Un péché très lourd de conséquences, en grande partie à l’origine de l’état du monde actuel.
La constatation de cette inconscience n’a rien de surprenant et de choquant, car elle résulte de notre nature humaine, telle que donnée par Dieu. Par contre, pour nous, chrétiens, qui nous concevons comme membres d’une même grande famille humaine, fille de Dieu, notre inaction pour tenter de venir au secours de frères qui souffrent si intensément a quelque chose de singulièrement contradictoire et de choquant ! Et pourtant nous vivons tranquillement en nous considérant comme « bons ».
Telle est bien notre attitude quand des dizaines de milliers d’ukrainiens, hommes, femmes et enfants, passent des nuits entières dans le froid à moins 25 degrés, et que, de notre côté, nous ne faisons strictement rien. Sauf, peut-être, nous laisser traverser par de « bons sentiments », bien gentils, mais qui ne servent à rien. (Si ! nous proposons des « prières universelles » qui égrainent nos petites intentions, et ne font pas la moindre allusion à ce qui devrait déchirer nos cœurs, – si nous en avions un, éclairé ou transformé par Dieu.)
Or les malheurs de l’Ukraine auxquels nous venons de faire allusion, ne constituent qu’un cas particulier dans l’immense accumulation des malheurs présents dans le monde touchant des dizaines ou des centaines de millions de personnes… C’est dire que notre prière devrait donc être « universelle » et permanente… (« permanente », même si, toujours présente dans nos cœurs, elle ne se trouve pas formulée [de manière inutile ou nuisible] au moment de la plupart des obligations de notre vie courante…). Notre prière prétendument « universelle » ne l’est qu’à l’échelle de nos petites préoccupations naturelles d’hommes ordinaires. Et non pas à l’échelle du regard de Dieu… ou, de manière plus modeste, de ce qu’il devait être sous notre propre regard changé par le prière.
Dans la mesure où l’on considère comme juste cette réflexion…, [chose à vérifier…] force est de conclure que, tels que nous, qui nous considérons comme chrétiens, nous nous comportons comme les incroyants (Alors, dans ces conditions, sauf si nous voulons changer profondément, pourquoi continuer à fréquenter l’Eglise ? Et que représente celle-ci aux yeux des incroyants lucides ? Si nous persistons dans ce regard étroit, nous laisserons la grande clique des puissants du monde écraser de leur injustice des milliards d’hommes répandus à la surface de la Terre…)
Que faire ?
Mais nous pouvons aussi accepter de sortir de l’illusion, d’ouvrir les yeux sur notre médiocrité… Et, à partir de là, décider de changer de regard sur nous-mêmes. Et de comportement. Passer de l’état d’homme naturel à celui d’enfants de Dieu.
Si nous le faisons, tout peut changer. Certes, cela n’arrêtera pas instantanément les massacres et les génocides, mais changera le cœur d’un grand nombre d’hommes, qui pourront progressivement amener à une progression vers un monde meilleur… Il y a là, la nécessité d’une véritable conversion, dont la première étape est la reconnaissance de la vérité, l’humiliation, et la suivante la confiance en Dieu, et, à partir de là, la possibilité de servir réellement nos frères .
Conséquences concrètes pour l’Eglise et les chrétiens
Si telle est bien la situation, l’Eglise et les chrétiens ont le devoir de changer radicalement d’attitude : à la fois dans leur façon de se regarder et dans celle de se comporter.
Dans la façon de se regarder. Il s’agit de voir la Vérité, de la reconnaître, de prendre conscience de notre attitude, de ne plus nous considérer comme innocents (et de rejeter sur les autres [notamment les grands responsables politiques et économiques bien visibles] l’exclusivité de la responsabilité des situations regrettables. Il s’agit de le faire publiquement. (D’autant plus que la faute affecte toute la population des hommes ; et que tous les chrétiens doivent en prendre conscience…). (Les partisans d’un christianisme identitaire répliqueront sans doute que cet aveu risque de nuire à l’Eglise… Cela se produira peut-être, mais ce sera dans les esprits peu éclairés, non réellement fidèles au christianisme et à son Maître. En sens inverse, elle serait de nature à impressionner favorablement les hommes de valeur prêts à reconnaître le mérite de la franchise et du courage). A ce titre, l’aveu constituerait un témoignage, servant d’exemple précieux dans une société dans laquelle tout le monde cherche toujours à se justifier et à mentir…Cet effet pourrait contribuer à attirer vers l’Eglise des hommes de valeur. (Et à compenser des sorties par des entrées ! Ce, avec un avantage qualitatif, puisque la valeur aurait tendance à remplacer la médiocrité…).(Il ne faut donc pas avoir peur. D’autant moins que l’aveu de la faute – qui déplait aux timorés – plait à Dieu).
Après avoir reconnu la vérité, il y a lieu de changer radicalement de comportement. D’agir, d’agir le plus efficacement possible (comme on le ferait pour un enfant tombé dans un puits ! [D’autant plus qu’ici, il ne s’agit pas d’un seul petit, mais de centaines de millions d’enfants et d’adultes, avec, autour d’eux, leurs frères, leurs amis et leurs parents ]).
Proposition concrète
Il me semble qu’après avoir fait l’aveu de son insuffisance passée, l’Eglise (l’église catholique et les autres églises chrétiennes) devrait lancer la grande opération dont le monde a le plus grand besoin, celle de la solidarité mondiale, menée avec tous les moyens nécessaires, ceux de la prière, de la réflexion collective – et du don sous ses diverses formes possibles [en temps en argent, pour ceux qui le peuvent et le veulent…]. (Tout cela, sans jamais créer chez les fidèles un sentiment d’obligation, mais en faisant appel à leur liberté personnelle leur permettant d’entrer dans une logique du don libre – qui les fait tant ressembler à Dieu).
Pourquoi l’Eglise ne proposerait-elle pas à ses fidèles un programme pensé, précis, ambitieux ? (La situation du monde n’exige-t-elle pas cette audace ?).Est-ce qu’elle le fait ? Il semble bien que non (ou alors bien mal). Mais il reste à savoir pourquoi…
Pourquoi ? Parce qu’elle ne prie pas – ou alors bien mal…Comment ? parce que, se trompant sur elle-même [croyant être bonne !], elle manque d’humilité et place sa confiance en elle-même… Et, par là, d’autant moins en Dieu – qui, ainsi, ne peut répondre favorablement à une demande trop imparfaite…
(Une telle erreur n’a rien de surprenant. Bien au contraire, puisqu’elle est inscrite dans notre nature. (Surtout depuis que Jean-Jacques Rousseau nous a raconté que l’homme est bon, et que l’immense majorité des gens – incroyants et chrétiens – partagent inconsciemment ce jugement sur eux-mêmes [en rejetant sur « les autres » le jugement de l’erreur et du mal !]).
Alors, que faire ? Puisque nous avons une intelligence, il faut d’abord comprendre le mécanisme (le découvrir soi-même, ou accepter de le voir tel que peut-être on en entendra parler…). (Cela suppose aussi un minimum d’humilité – d’ailleurs pas très grand…). Ensuite, il faut se lancer dans la prière avec cette conviction pour demander à Dieu la grâce de l’intérioriser en nous. Ce, qui, à la suite de sa grâce accordée, rendra les prières ultérieures moins imparfaites et par là plus efficaces. (Evidemment ce processus ne se réalise pas en une seule fois… mais par un long renouvellement au cours d’une longue période de conversion individuelle et collective…).
C’est apparemment ce que la communauté chrétienne ne fait pas -ou pas suffisamment…) D’où notre inconscience et notre inefficacité pour résoudre les grands problèmes du monde…
Pourquoi l’Eglise n’incite-t-elle pas ses fidèles à se lancer dans ce processus ? Parce que, ne l’ayant pas pratiqué elle-même, elle n’y a même pas pensé !
Prière et éducation
La prière doit mettre en œuvre tous les talents utiles en notre possession… particulièrement notre intelligence et nos capacités pédagogiques. Mais, au titre de ces derniers, elle devrait tout particulièrement centrer ses efforts sur l‘objectif de formation intellectuelle et spirituelle des gens. Cela pour la promotion de leur dignité, mais aussi pour acheminer l’humanité vers une situation dans laquelle, au détriment de l’influence des élites mondiales trop souvent corrompues, le peuple prendrait toute sa place dans la gestion du monde .
Place de Marie
La vierge Marie devrait naturellement avoir une place éminente. Bien sûr parce que l’Eglise catholique la déclare comme étant la mère de tous ceux qui ont cru en son Fils, mais aussi, d’une manière très réaliste, parce qu’elle est la mère de ceux qui sont prêts à la considérer comme telle. Dans un monde où tous les hommes lucides se sentent menacés d’un immense malheur mondial, la mise en relief de sa qualité de mère serait de nature à attirer un grand nombre de nos contemporains (y compris chez les incroyants).
Une initiative possible
Si elle comprend que ce processus est nécessaire [en admettant qu’il le soit… – ce que je crois…], elle doit d’abord le pratiquer elle-même … Comment ? par une initiative à la dimension de l’immense enjeu. (pas par une décision isolée, mais, en raison de l’importance cruciale de la manière de prier, par une grande réforme de son organisation intérieure : par la création au sein du gouvernement central de l’Eglise d’un nouveau dicastère ! ayant pour but la promotion de la prière en vue de la conversion. (De la conversion, non pas des incroyants ! mais des croyants eux-mêmes, qui ensuite [très schématiquement] pourront alors convertir les incroyants…). (Avant de pouvoir espérer convertir les autres, ne faut-il pas se convertir soi-même ? La question, vraie à l’échelle des individus, ne l’est-elle pas également à celle de l’Eglise elle-même ?). Le dicastère (qui n’existe pas [ou pas encore !] pourrait s’appeler « dicastère de la prière et de la conversion intérieure ». ( Au nom de ces considérations, du fait que l’Eglise agit dans le monde sous la seule puissance de la grâce donnée par Dieu, en bonne logique, on a de bonnes raisons d’estimer que ce dicastère devrait avoir une position prééminente… (au-dessus même de la Secrétairerie d’Etat !) Quel témoignage cela constituerait pour faire comprendre aux incroyants – et à beaucoup de chrétiens eux-mêmes – ce qu’est l’Eglise catholique [une puissance inspirée par l’Esprit, avant d’être la grande institution si prestigieuse qu’on lui connait [2](Et, l‘initiative venant d’un fidèle inconnu, quelle gifle ce serait donner au cléricalisme ! Mais je ne crois pas que l’on assistera à un tel acte aussi étonnant !).
Remarque personnelle ; A partir d’ici, en me relisant, je me suis aperçu (encore plus clairement que pendant la rédaction elle-même…) qu’en suivant ma pensée, telle qu’elle s’est déroulée naturellement en moi, je m’étais aventuré dans un domaine qui dépasse infiniment ma compétence !. Mais tant pis ! Ce qui a été écrit a été écrit, et le supprimer – pour éviter le ridicule ! serait une faute ! (D’autant plus qu’il n’est pas exclu que les propos les plus audacieux tenus par un incompétent ne puissent être porteurs des éléments de vérité digne d’être médités … [D’ailleurs, qui que nous soyons, ne sommes-nous pas tous des incompétents ? Je maintiens donc la suite étonnante de ce texte).
Un processus imaginable…
La première tâche de la nouvelle institution consisterait à établir une liste des grandes opérations à lancer en vue de la conversion intérieure des chrétiens, et celle des prières à organiser pour appeler la grâce de Dieu pour résoudre les grands problèmes de la communauté humaine. La seconde procèderait à une mise en ordre des projets tenant compte à la fois de leur enchaînement logique et de leur urgence relative… Par la suite, cette liste pourrait être modifiée en fonction des propositions faites par les différents évêques du monde, agissant soit à la suite de leurs réflexions et prières personnelles, soit en fonction de suggestions – individuelles ou groupées– des fidèles de leurs diocèses, dont ils estimeraient qu’elles mériteraient d’être soumises à la réflexion de Rome… (Cette règle impliquerait un processus de traitement des intuitions de l’!Esprit-Saint !). Le dicastère – éclairé par ses conversations avec les évêques et par sa propres réflexions – proposerait au pape le lancement de certaines initiatives de grandes prières collectives (fin de la voie hiérarchique). Lequel, en sa qualité de successeur de Pierre, prendrait librement sa décision pour la faire faire mettre en œuvre soit par l’Eglise Universelle ou par certaines Eglises locales. Après la réalisation d’une initiative, les conclusions formulées par ses responsables seraient transmises au dicastère, puis au pape.
L’organisation pourrait entraîner non seulement les catholiques, mais aussi les églises chrétiennes qui le voudraient… avec un effet potentiel considérable sur la marche vers l’unité.
Mieux que cela, pourquoi, dans le cas de certains objectifs compatibles, ne pourrait-on pas inviter les musulmans qui le souhaiteraient à s’associer à la prière des chrétiens ? ‘Une telle initiative n’implique aucune renonciation à notre foi, ni une reconnaissance de la leur dans sa particularité ; et signifie simplement une unité sur le plus essentiel…) En dehors de l’effet direct d’une prière plus nombreuse, une telle initiative ne serait-elle pas utile pour montrer aux incroyants, ainsi qu’aux musulmans et aux chrétiens eux-mêmes, que la coexistence de deux grandes religions, l’une chrétienne, l’autre musulmane, ne signifie pas une hostilité ou une rivalité, mais, au contraire l’adhésion au même Dieu ? (Au même Dieu, compris différemment, mais, pour l’essentiel au même Dieu… Si bien que l’existence de deux religions, apparemment si différentes dans leurs manifestations, constituerait un obstacle moins important à la foi en Dieu…). (Evidemment, en sens inverse, cet appel – dont les autorités musulmanes les plus ouvertes auraient été prévenues – et auquel elles pourraient elles-mêmes s’associer… – impliquerait prière commune serait particulièrement utile dans le cas de conflits imminents pouvant survenir entre des pays musulmans et pays dits « chrétiens « (On peut penser que dans le contexte actuel d’une hostilité cachée – et bien mal éclairée… – d’une importante partie de la population française, ce rapprochement de fait serait particulièrement bienvenu chez les musulmans. Et, encore plus chez les chrétiens qui réfléchissent peu…).
Les initiatives possibles pourraient prendre différentes formes adaptées à leur but et au réalisme des diverses situations possibles. En particulier, elles pourraient se dérouler à plusieurs échelons possibles : mondial, régional, ou national. D’autre part dans les zones géographiques ou sociologiques concernées, elles pourraient mobiliser, soit la communauté chrétienne entière – fidèles et hiérarchie, soit seulement la hiérarchie, soit les seuls fidèles d’une zone ou d’une condition sociale ou professionnelle particulière… Dans le cas d’une réunion partielle (par exemple réunissant les médecins français face à un problème spécifique les concernant [comme une obligation inadmissible que le pouvoir politique voudrait leur imposer], aux membres directement concernés, pourraient venir s’ajouter d’autres chrétiens volontaires, (les « associés »). Ou des non-chrétiens. Et même parfois des incroyants (les « invités » ou « observateurs » ? lesquels, évidemment, ne prieraient pas, mais seraient s susceptibles de formuler des avis… -et, peut-être de s’enrichir d’un regard nouveau pour eux…Dans les cas où toute la communauté ne serait pas mobilisée, celle-ci devrait être informée et être autorisée à donner son point de vue.
Aux prières nationales ou régionales, vers la fin, – samedi et dimanche – viendrait s’ajouter en renfort une prière mondiale, très significative de l’universalité de l’Eglise.
A titre accessoire – mais très important ! -une telle organisation mise en pratique, témoignant d’un grand dynamisme touchant à la fois toute la chrétienté et certaines de ses parties, constituerait un exemple remarquable de ce que peuvent faire les hommes quand ils s’unissent et s’organisent pour transformer le monde. (Dans une société contemporaine, dans laquelle les individus se sentent dépassés par l’action menée par des responsables politiques, économiques et culturels, un tel exemple, diffusé par une communication adaptée, ne pourrait qu’avoir un effet stimulant aussi bien parmi les chrétiens que parmi les incroyants. Et créer un « effet boule de neige ». Une large mise en pratique de ce genre d’initiative permettrait à l’Eglise Catholique – et, idéalement, au christianisme – de sortir de son image d’organisation dépassée, pour prendre – ou reprendre – la place qu’elle n’aurait jamais dû perdre, celle d’espoir pour l’humanité entière.
Rêve que tout cela ? Bien sûr, mais aussi longtemps que rien n’aura commencé à être mis en œuvre… De plus, le rêve ne constitue-t-il pas une faculté naturelle que Dieu a donnée aux hommes et qui doit être utilisée ! (d’ailleurs, Jésus n’a-t-il pas rêvé tout haut lorsqu’il a dit « j’ai préparé un grand feu, et comme j’aimerais qu’il fût déjà allumé »).
Un grand retour collectif à la prière permettrait non seulement d’atteindre les objectifs désignés, mais de créer dans le peuple chrétien un esprit et un dynamisme nouveau, qui permettrait de passer de la mollesse actuelle du peuple chrétien à une grande créativité et à un étonnant dynamisme, appelé à se traduire par la création de nouvelles initiatives auxquelles on ne pensait pas auparavant… (Comme par exemple, une à laquelle, malheureusement, l’Eglise ne pense même pas – concernant le mariage[3], qui est pourtant indispensable pour les jeunes d’aujourd’hui, pour l’avenir de la société. Et pour « le plaisir de Dieu » (Mais non, dans leur mollesse, dans leur résignation psychologique [il faut bien le dire dans leur attitude de « loosers »], les chrétiens, au lieu de réaliser l’alliance de la prière, de la réflexion et de l’appel à tous leurs talents, se contentent de se plaindre d’une situation qui leur échappe (mais dans laquelle les incroyants, eux, au lieu de gémir, sont actifs ).
Suggestions pour les sujets à traiter
Pour les objectifs concrets les plus urgents :
- la guerre en Ukraine (non pas avec l’intention illusoire de la faire cesser immédiatement [d’ailleurs sans exclure une telle possibilité de cessation rapide]. mais avec celle de faire évoluer les, esprits de toutes les parties concernées – y compris celle des chrétiens ordinaires !) ; (à propos d’un sujet concret intéressant nos contemporains conscients, ce serai aussi une prière pour la conversion du monde – donc, non seulement pour les bénéficiaires désignés, mais pour ceux qui prient – et pour ceux qui ne prient pas) ; la prière serait accompagnée d’une information concrète sur la condition actuelle des ukrainien (faite évidemment dans un esprit différent de celui des programmes de télévision.) ;
- œuvrer pour la paix une paix juste en Israël (mêmes remarques) ;
- œuvrer pour la paix dans plusieurs autres points chauds du monde (par exemple au Soudan) ;
- pour le monde occidental, de plus en plus tenté par un idéal de facilité, de profit financiers et d’économies aveugles), ou national (notamment pour la France si profondément déchristianisée), agir en faveur d’une évolution favorable de la manière dont les gouvernements gèrent les problèmes intimes des citoyens (Immense question : légiférer suffisamment, mais pas trop – de façon à ne pas outrepasser leurs compétences et à respecter la liberté des citoyens…) ;
Pour des objectifs fondamentaux pour lutter contre des situations inadmissibles ou regrettables, telles que :
- Affronter sérieusement la situation inadmissible de la division de la chrétienté , (le sujet est évidemment très sensible sur le plan des sensibilités, mais, aussi bien intellectuellement que spirituellement – orgueil phénoménal, illusion – il est, en principe, si facile à condamner. [Les incroyants lucides rient de notre incroyable contradiction[4] et de notre infidélité au Maître que l’on prétend servir…) Alors, comment allons-nous les convertir ? Serons-nous assez médiocres pour ne pas être plus efficaces que nous ne le sommes avec nos traditionnelles prières pour l’unité – dont, malheureusement, nous ne sommes pas capables de dénoncer les causes profondes – humaines, intellectuelles et surtout spirituelles -de l’échec auquel on aboutit. (Le monde est tombé bien bas ! mais il en est de même pour la « communauté » des chrétiens. (Bien sûr les deux aspects sont liés, avec une responsabilité supérieure des chrétiens. – qui se disent porteurs du message du Christ). ;
- la manière dont se regardent les catholiques (qui, ne doit probablement pas correspondre tout-à-fait à celle dont Dieu la voit…) ;
- la manière dont se regarde le clergé à tous les niveaux;
- le cléricalisme dans l’église catholique et les églises chrétiennes(dont la consistance et les conséquences sont infiniment plus grandes qu’on ne pense…) ;
- la manière – compréhensible, mais infiniment insuffisante – dont, depuis trois siècles,intellectuellement et dans son comportement, l’Eglise a réagi, et réagit encore, face au triomphe et au succès sociologique et politique très impressionnant que l’on observe de plus en plus de nos jours ; (entre les phases de moindre sommeil, les manifestations de rue constituent-elles la méthode la plus intelligente et la plus efficace de se comporter? Inversement, la production de savants livres volumineux ([que personne ne lit, mais qui font plaisir à leurs auteurs] représente-t-ils de meilleures solutions ?). N’y a-t-il pas là, une recherche historique, psychologique et sociologique à faire dans la réflexion et la prière?(Depuis plus d’un siècle – et encore actuellement – n’avons-nous pas une psychologie de losers ?) ;
- à propos des constitutions, des législations, et du code civil français [pour beaucoup de chrétiens, « le cinquième évangile » ! est prioritaire par rapport aux quatre autres] ;
- la relative passivité intellectuelle des penseurs chrétiens (qui semblent trop se référer à la formule « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », ou à suivre une consigne simpliste, selon laquelle il ne faut pas mélanger le politique et le religieux – ce qui est vrai – et en tirent argument pour ne pas proposer face aux conceptions politiques actuelles une conception nouvelle (une « philocratie ») dans laquelle «la sacro-sainte « démocratie », réinventée par les philosophes niant l’existence de Dieu, puis modifiée ensuite par leurs héritiers, apparaîtrait pour ce qu’elle est vraiment… [c’est-à-dire dépassée, et comme on le voit tous les jours et partout, dramatiquement inefficace – [tout cela, bien sûr, sans renoncer au rôle majeur du suffrage universel]. Après l’encyclique sociale du pape Léon XIII, à la fin du XIXème siècle, ne faudrait-il que le pape Léon XIV publie une encyclique politique ? qui ne se réfèrerait plus à la pensée des « philosophes des lumières », mais à l’enseignement de Jésus (ou du moins à ce qui en découle logiquement…) (Il faut peut-être comprendre passivement la parole – très brève – « laisser à César (…) » , non pas comme une consigne pour toute l’Histoire des hommes, mais comme une parole destinée à ses contemporains hostiles aux romains…) Si Jésus n’a pas voulu faire de politique, c’est que ce n’était pas son rôle, et peut-être, voulait-il en laisser en temps opportun la responsabilité à ses successeurs, responsables avec leurs qualités d’hommes pourvus de tous les talents nécessaires qu’il leur a donné en abondance ;
- à propos du comportement des chrétiens dans le combat politique, tout en leur laissant leur liberté de choix entre les partis politiques, pourquoi, plus explicitement qu’on ne le fait actuellement, ne pas leur proposer, , un comportement chrétien (ou d’ailleurs simplement respectueux d’une éthique humaniste), condamnant le sectarisme, les prises de positions, sans réflexion approfondie) ;
- reconnaitre que, composée d’hommes pêcheurs comme les autres, l’Eglise s’est bien trop laissée influencer par l’esprit du « monde » ; et qu’elle voit concrètement et en détail, comment ;
- apprendre à l’Eglise, bien mieux qu’elle ne le fait, à proposer avec clarté, aux jeunes, immergés dans un monde qui les pousse à mal comprendre le sens de leur vie, la conception enthousiasmante qui devait être la leur ;
- faire comprendre aux chrétiens l’intention secrète (diabolique…) ainsi que les habiles procédés hypocrites d’une minorité des plus grandes élites mondiales, décidées à créer un monde nouveau, qui dépasserait de loin celui que Dieu nous a donné ;
- comprendre que les chrétiens, en s’appuyant sur la prière, doivent toujours travailler à développer leur intelligence de la société, à être convaincues que la raison seule (ou « le bon sens !) est inefficace, que la prière seule ne l’est guère plus, et qu’il faut toujours unir la prière et la mise en œuvre de toutes nos facultés humaines ;
- Et, bien sûr, bien d’autres questions d’importance comparable…
Discussion
Sans doute aux esprits timorés (que, malheureusement, nous sommes tous plus ou moins…) un tel projet peut être considéré comme trop ambitieux … Mais est-ce le projet qui est trop ambitieux ? Ou nous, qui ne le sommes pas assez ? Les chrétiens – qui devraient être des gens confiants et actifs – ne tombent-ils pas trop souvent dans la tentation de la résignation face à un monde si impressionnant par l’étendue du mal offert au regard ? (mais Dieu Lui-même n’a-t-il pas pris un risque gigantesque en créant l’homme, prêt à lui désobéir, à l’insulter, et à le tuer ? [mais, Peut-être, a-t-il commis l’erreur de croire que les chrétiens ne seraient pas des mous…).°
Dans un monde où, à un rythme effroyable, les évènements se succèdent dans un grand désordre, une grande action, continue, pensée, adressée à chaque individu, et à la collectivité, proposant des objectifs différents, combinant intelligence, prière et action charitable, n’est-ce pas ce dont le monde désorienté a le plus grand besoin ? Dieu lui-même n’attend pas cela de la part des hommes, qui prétendent l’aimer et le servir ? (Ne peut-on pas rêver [le rêve est-il mauvais quand il pousse en avant pour chercher la possibilité d’un brusque démarrage d’un grand projet nouveau, prêt à changer l’ambiance délétère du siècle présent ? L’Eglise, depuis les derniers siècles trop largement enfermée dans une position complexée, ne pourrait-elle pas trouver là l’occasion bienvenue de relever la tête. De ressentir sa légitime fierté d’être l’espoir du monde ? (Et de passer de l’état de « looser » à celui de « winner » ?)
Remarques
Première remarque: l’utilisation des symboles
Pour parler aux hommes l’Eglise est maitresse dans l’art d’utiliser les symboles. Elle doit utiliser ce talent pour mobiliser le peuple chrétien et l’ensemble de la population. En pensant particulièrement à deux circonstances :1. la particularité du moment présent, puisque le 1er janvier 2025 représente la charnière entre le premier quart du 21ème siècle, où l’humanité semble avoir atteint le fond extrême de son déclin, et les trois quarts restants, qui doivent impérativement être ceux du début de l’indispensable redressement,2. à sept ans de l’année 2028, nous sommes tout prés du 2000ème anniversaire de la mort du Christ. A ces deux symboles, il conviendrait d’ajouter celui de l‘Apocalypse (heureusement popularisé par Apocalyps Now,(dont il faudrait corriger la compréhension…).
Autres remarques
La proposition doit être faite avec intelligence : elle doit faire appel non seulement à la foi et à la discipline des fidèles bien intentionnés, mais à leur intelligence qui leur permet de comprendre la grandeur et la beauté du projet ; ainsi que l’effet à attendre chez les chrétiens – et les incroyants.
Dans un premier temps, s’il le jugeait bon, la proposition, devrait être faite par le pape qui s’adresserait à toutes les églises chrétiennes disposées à participer… (ce, en leur précisant que l’initiative ne vient pas de lui-même [donc pas de l’Eglise catholique en tant qu’institution particulière dans l’ensemble chrétien], mais d’un chrétien ordinaire inconnu qui prie comme tous les chrétiens doivent le faire indépendamment de la confession à laquelle ils appartiennent).
Par la suite, elle devrait être annoncée par un communiqué commun du représentant du groupe œcuménique ad hoc, qui mentionnerait la liste des Eglises engagées (avec éventuellement la citation de l’appel personnel des plus hautes autorités de celles qui le désireraient…).
La mention de l’origine très modeste de l’initiative constitue un aspect très important, non seulement pour les raisons de susceptibilité évoquée ci-dessus, mais pour faire comprendre que les initiatives des Eglises ne doivent pas venir de leurs hiérarchies, mais du Peuple chrétien – et, dans ce peuple – de tout chrétien qui prie, quel qu’il soit. (Cela constitue en effet une bonne occasion pour lutter contre le cléricalisme profondément enraciné dans la mentalité chrétienne (comme d’ailleurs, sous d’autres noms et sous une forme analogue, dans la société civile…).
Le schéma devrait être : les chrétiens prient, ils font part de leurs idées à la communauté et à la hiérarchie; celle-ci juge, et, dans la prière et la réflexion, prend les initiatives qu’elle estime utiles – pour parler à ses fidèles et au monde..).
Un chrétien timoré pourrait craindre que l’échec d’une initiative (par exemple la poursuite de la guerre en Ukraine) risquerait de conduire chez les incroyants – et chez les chrétiens eux-mêmes – à l’idée d’une illusion de la prière… Aun nom de ce risque – et avec une bonne intention ! – il pourrait préférer qu’aucune initiative ne soit lancée ! (Il n’aurait d’ailleurs pas tort dans le cas où le but consisterait à obtenir un résultat certain, pas nécessairement désiré par Dieu, mais refusé par un responsable de la société mis en cause, auquel Dieu accepterait de se plier au nom de son projet de la liberté humaine …).
En l’occurrence, par exemple, quand le but est l’arrêt de la guerre en Ukraine, il ne faut pas présenter l’initiative comme une démarche destinée à contraindre Vladimir Poutine à arrêter la guerre ! mais comme un appel adressé à Dieu pour qu’il intervienne dans les consciences humaines (entre autres, celle de Poutine et des ses collaborateurs…) en vue de prendre conscience du mal perpétré par la Russie). (Dans cette affaire, le vrai maître de la situation n’est pas Dieu, mais Poutine, auquel Dieu – que l’on dit « tout-puissant » – au nom de sa propre doctrine se sent obligé de se plier !).
Pour ceux qui ne comprendraient pas cette explication simple (parce que l’Eglise n’aurait pas été capable de procéder à une pédagogie simple…), il y aurait un bon moyen de les convaincre, en leur faisant remarquer – comme le fait d’ailleurs toujours l’Eglise – que si une demande n’est pas satisfaite par Dieu (ou par la force des choses) , rien n’est perdu, puisque, touché par la prière, Dieu, à cette occasion, accorde d’autres grâces au priant (D’ailleurs, pour les récalcitrants, la proposition de deux objectifs, l’un visible – par exemple la paix – et l’autre invisible, la conversion du monde, répond à leur crainte compréhensible, mais injustifiée…).
Ces remarques montrent que l’un des intérêts de plusieurs de ces initiatives est de constituer une excellente occasion de formation des chrétiens à la compréhension de ce qu’est la prière. (« une bonne occasion » : Car, dans les circonstances actuelles, plusieurs initiative possibles ne peuvent que toucher beaucoup de nos contemporains qui ont encore un cœur (et qui dorment tant qu’on n’a même pas eu l’idée de les réveiller !). C’est aussi une excellente occasion de réveiller toute la Communauté des chrétiens scandaleusement endormis – alors qu’ils pourraient – qu’ils devraient impérativement agir.
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Bien sûr rien n’est gagné ! D’abord, peut-être, le projet sera-t-il rejeté au nom du bon sens des responsables (ou d’une vraie lucidité – que je n’aie pas …) Et, s’il est adopté, il devra être mené avec prudence, pour éviter les nombreux risques encourus.
Il vaut mieux que l’identité de l’auteur de cette réflexion ne soit révélée que le plus tard possible (si cela doit arriver…). D’une part, parce qu’elle n’a aucune importance ; d’autre part, pour faire comprendre que les idées auxquelles on doit prêter attention, ne doivent pas tenir compte de la personnalité particulière de leur auteur, mais du fait que l’intuition de tout chrétien ordinaire mérite qu’on lui prêter attention.
Questions
- Ai-je eu raison ? ou tort de vous écrire ?
- °Ai-je eu tort ? ou raison de maintenir la suite si téméraire de mon texte ?
- Dois-je vous faire part d’idées sur l’Eglise et la société, à mon avis, aussi importantes que celles soulevées ici ( dont une bien plus concrète et urgente concernant le mariage des jeunes)?
- En cas de réponse négative, pourriez-vous me conseiller des interlocuteurs possibles, auxquels je pourrais m’adresser sans trop risquer de les déranger. ?
- Dès maintenant (ou un peu plus tard…) souhaitez-vous me faire part de vos observations ?
[1] Je ne dis pas « de prière », parce que, bien que la prière ait une importance majeure, les semaines envisagées devraient être qualifiées de « semaines de prière, de réflexion – et d’action »
[2] qui, aux yeux des incroyants, la différencierait tellement de l’ONU – dont elle est déjà si éloignée – mais avec laquelle les ignorants les plus sympathiques seraient capables de la regarder !
[3] Pour le mariage, j’ai commencé à travailler sur un projet – et à engager des frais personnels non négligeables – pour le préparer, mais je ne peux le poursuivre qu’avec l’aide d’une petite partie de la Communauté chrétienne (et de la hiérarchie)… (Question à laquelle il faudra revenir le plus tôt possible…)
[4] Sans nous en rendre compte, nous sommes dans une situation tout à fait comparable au petit homme brun qui proposait l’idéal de l’homme aryen grand, blond, forte au yeux bleus… (mais ce n’est pas étonnant, puisque Hitler et nous avons en commun d’être des hommes, porteurs des mêmes contradictions !
