Le fonctionnement de la société mondiale
Le système prétendument « démocratique »(ou au moins conforme au respect des principes démocratiques ) qui règle le comportement des institutions du monde actuel fonctionne selon une mécanique parfaitement huilée (que tous les gens qui réfléchissent un peu ont compris, mais que personne ne semble avoir l’idée de dénoncer de manière suffisamment claire et forte) :
La place des grands financiers de la planète (les GFP)
Les membres les plus puissants et les plus dynamiques de la petite bande des financiers les plus follement riches de la planète (quelques dizaines, centaines ou milliers de personnes) conçoivent quelques grands projets, les uns connus, les autres -ou un autre – peut-être mal connus, mais tous, évidemment favorables à la fois à leurs idées géniales – ou folles… – et à leurs intérêts)., En utilisant leurs immenses ressources financières, il n’ont plus qu’à dire quelques mots pour déclencher la totalité des moyens et des procédures du monde actuel qui permettent aisément de faire passer leurs idées dans l’opinion de la population mondiale. Tout se passe alors selon un processus simple et sûr, caractérisé par une suite d’étapes logiquement liées entre elles.
Le circuit en 7 étapes pour atteindre leurs objectifs
Le projet se réalise alors en sept étapes :
- ils se ménagent d’abord une série d’alliances : 1 – avec les étudiants les plus brillants des universités américaines, qui seront chargées de les conseiller pour faire passer leur message dans la population mondiale, 2 – avec leurs amis professeurs des universités américaines (qu’ils ont pistonnés pour obtenir leurs chaires et faire connaître leurs thèses), lesquels auront à créer un courant intellectuel – une idéologie ad hoc – à déverser sur l’ensemble du monde le monde, 3 – avec les chefs d’État soucieux de ne pas se mettre à dos les financiers qui investissent chez eux -et possèdent les moyens de pulvériser les récalcitrants possibles…), 4 – avec les financiers de moindre envergure qui, outre leurs intérêts convergents, ont des conceptions intellectuelles et morales, pas plus élevées qu’eux, etc.
- par le contrôle direct ou indirect des grands médias, écrits et audiovisuels, à longueur d’heures, de jours, de mois et d’années, ils utilisent les techniques scientifiques les plus subtiles pour former subrepticement une opinion mondiale conforme à leurs vues (ils le font avec une grande facilité, car, insensibles à la Vérité [d’ailleurs pour beaucoup celle-ci n’existe même pas !], Ils font appel à la faiblesse humaine),
- quand le fruit semble à peu près mûr, ils passent au stade suivant, qui consiste à donner une formulation explicite à leurs idées (qui, jusque-là, étaient difficiles à révéler car non conformes aux conceptions anciennes,
- or ils provoquent des enquêtes d’opinion qui naturellement confirment les idées soigneusement préparée, ensuite les gouvernants, soucieux de leur réélection, créent des lois conformes à la nouvelle opinion révélée par les sondages . (Ils le font d’ailleurs avec plaisir en ayant l’air de dire : « voyez comme nous respectons l’opinion de la population et comme nous sommes de bons démocrates ! ».
Et le tour est joué. Et le peuple applaudit (sauf la minorité blessée dans ses conceptions ou dans ses intérêts – mais cela n’a pas d’importance !). Dans le cas où le tour (mot évidemment à comprendre dans les deux sens appropriés possibles…) n’aurait pas permis d’atteindre totalement l’objectif recherché, les initiateurs du tour n’auraient plus qu’à en lancer un nouveau destinée à venir compléter heureusement le précédent.. .
Deux coups de pouce complémentaires :
Ce processus se trouve conforté par deux coups de pouce supplémentaires de nature très différente:
- d’abord un appui inespéré : celui de personnes qui ne devraient pas rentrer dans le circuit prévu…. Certains, de bonne foi, croient que les idées nouvelles sont lancées par de généreux bienfaiteurs censés désirer œuvrer pour le bonheur des hommes et de des femmes de la Terre entière !) ; s’estimant plus lucides que tous les autres, ils se font les propagandistes enthousiastes des idées nouvelles. Certains s’expriment à la télévision, d’autres agissent dans la rue : s j’arrive e prenant pour les grands défenseurs du progrès humain, il tapissent les murs d’affiches invitant les pauvres arriérés à se rallier aux idées nouvelles.
- ensuite, , le chantage grossier auprès des chefs des pays les plus pauvres ( « si vous ne faites pas ce que je vous demande, vous n’aurez pas un sou ! »). Vive nos belles institutions mondiales. Et leurs élégants fonctionnaires internationaux !
Résumé Schématique du merveilleux circuit de la société contemporaine
1 – départ : conception du projet par les grands financiers >>>>>>>> 2 -alliances tous azimuts >>>>>>>> 3 – propagande insidieuse, >>>>>>>> 4 –formulation explicite des idées nouvelles) >>>>>>>> 5 – enquêtes d’opinion>>>>>>>>> 5 – modification de la législation !. Et rebelotte !
Remarque
Le mécanisme qui vient d’être décrit ici avec pour auteurs les financiers pourrait aussi être présenté au bénéfice d’autres bénéficiaires…( Notamment pour les gouvernants et, à un moindre titre, pour les autorités intellectuelles et religieuses….) Nous n’avons cependant parlé que des financiers, d’une part, parce que ce sont eux seuls qui, agissant à très grande échelle, donnent la marque très profonde de ce qu’est notre civilisation contemporaine ; d’autre part, parce qu’ils l’appliquent avec des moyens considérables et en employant toutes les phases du processus…
Caractéristique essentielle de ce fonctionnement :
la démocratie inversée
Avec ce fonctionnement effectif de la société, que devient notre bonne vieille démocratie ? Et bien ! Elle se prostitue, c’est une femme qui fut belle mais s’est fanée, victime d’une situation qui la dépasse, incapable de se libérer de son souteneur trop riche et trop puissant. Lequel aurait tôt fait de la remettre à la raison si elle avait la velléité de se libérer de lui…
La situation est à l’image de cette pauvre femme couchée sur le dos : on assiste à une démocratie inversée : d’après la théorie, le peuple choisit les gouvernants, ceux-ci légifèrent, et tout le monde obéit. Ici, c’est l’inverse : les financiers décident, les gouvernements obéissent, et le peuple obéit ! Et ça marche !
Qu’attendre d’un tel ce processus ?
Certes, la démocratie est. « inversée », mais, à priori, il n’est pas évident que le résultat à attendre doive être nécessairement moins bon que celui que l’on obtiendrait avec une vraie démocratie… On aurait au contraire toute chance d’aboutir à un meilleur résultat si tous ces financiers maîtres de la planète étaient à la fois d’une intelligence et d’une lucidité supérieures à celles des peuples. (C’est d’ailleurs évidemment ainsi que les maîtres du monde ne conçoivent…)
Quant à nous, nous voyons les choses un peu différemment… voici seulement quelques remarques:
- ces financiers sont des gens arrivés, qui, de ce fait, ont tendance à se considérer comme d’une intelligence supérieure dans tous les domaines (ce qui évidemment n’est pas),
- surtout leurs préoccupations et leurs intérêts ne sont pas ceux du peuple, mais ceux d’un petit groupe très riche vivant en milieu fermé (dans ces conditions comment pourraient-t-ils chercher l’intérêt des gens ordinaires, qu‘ils ne connaissent pas – et, à plus forte raison, des populations les plus pauvres du monde
- parvenus au sommet de la richesse – soit par héritage familial, soit en jouant des coudes – souvent en marchant sur les pieds de leurs concurrents- il est peu probable qu’ils aient un cœur particulièrement tendre …
- vivant dans le milieu des affaires , comment pourraient-t-ils avoir beaucoup de scrupules quant aux méthodes à employer pour parvenir aux fins à atteindre ?
- par leur fortune, libres de pouvoir atteindre les buts qu’ils peuvent se fixer – des plus petits aux plus grands – comment voulez-vous qu’ils choisissent les plus modestes, ou même les plus ordinaires (par exemple – sans parler de l’écuelle de SDF – travailler à ma difficile ascension culturelle des millions de jeunes habitants des banlieues urbaines ?
- vivant dans un milieu où l’immense majorité des personnes ne croit même pas à l’existence de la Vérité, comment pourraient-ils faire l’effort de se conformer aux contraintes morales auxquelles les gens ordinaires croient encore ?
Et c’est par ces gens que le monde est dirigé. Avec cela, et avec cela comme tout le monde comment voudriez-vous qu’il soit bon pour le peuple ? Et avec cela, comme tout le monde, c’est la société que vous acceptez pour lui obéir ! (En croyant de plus vous comporter en bon citoyen !).
Le résultat concret de ce fonctionnement
Quel est le résultat concret de ce fonctionnement ? C’est le monde infiniment décevant que nous voyons autour de nous, dont ils sont incontestablement les grands responsables. N’essayons pas de l citer les différents aspects du malheur qu’il crée : ils sont trop nombreux – et souvent cachés – limitons seulement à citer quelques-uns des plus connus :
- la détérioration de la planète,
- une très grave injustice générale à l’intérieur des nations,
- et plus encore entre les différents populations de la terre,
- le soutien des dictateurs désireux d’accroître leur influence régionale,
- les guerres , etc.
Des résultats moins visibles
mais plus dangereux.
A ces malheurs , il faudrait en ajouter encore d’autres, bien moins visibles – mais, par là d’autant plus dangereux – comme par exemple :
- une chute généralisée de la moralité de la population
- t la mise en place progressive d’un projet inavoué de réduction de la population mondiale (objectif en que ceux dont le commun des mortels soi discutable mais acceptable…) par des moyens diiscrets bien plus efficaces et bien plus dangereux que ce que le commun des mortels peut imaginer…,
- la création d’une habile idéologie mondiale (ad hoc) , totalement hypocrite, qui se répand sur l’ensemble du monde. Avec pour effet de transformer des couches de population de plus en plus larges des pays développés en enfants du capitalisme financier. Et en esclaves aveugles de leurs volontés.
Les moyens utilisés
pour influencer l’opinion publique
Nous avons vu que, pour parvenir à leurs fins, les financiers mettent en jeu un processus par étapes successives conduisant à une mécanique très efficace… mais à chaque niveau du processus, ils font appel à des méthodes très performantes pour l’obtention des résultats recherchés… Cependant là non plus nous n’entrerons pas ici dans le détail (on n’y reviendra quand on aura le temps…). Bornons-nous à citer seulement trois techniques :
- miser non pas sur les qualités positives des hommes , mais sur leurs faiblesses ; leur paresse, leur crédulité, leur conformisme, la peur de ne pas être au niveau de leurs voisins etc.,
- transformer les individus en esclaves des écrans de télévision, des réseaux sociaux , du Smartphone
- favoriser l’abêtissement des populations par l’organisation de spectacles stupides, destinés à faire rire ensemble pour perdre tout sens critique (pour se moquer des autres et ne pas se voir soi-même…)
En résumé, le grand objectif consiste à vouloir transformer des milliards de personnes en un ensemble de pièces dépourvues de toute pensée personnelle, toujours prêtes à obéir à aller dans le sens du vent soufflé par le grand ventilateur du capitalisme financier…
Quelques résistances…
Malheureusement pour eux, les financiers ont quelques ennemis, mais qui pèsent d’un poids très inégal et toujours insuffisant : notamment, les journalistes, les philosophes (mais que pèsent-t-ils ?), les humoristes (mais on les oublie si vite !), les gens qui réfléchissent (mais isolés et souvent timides face à l’opinion ambiante…) etc.
Le seul obstacle qui semble compter encore est celui de l’église catholique, forte de plus d’un milliard de fidèles – dont la grande majorité est cependant des gens très pauvres et peu influents, mais aussi, il est vrai, avec des élites d’une grande valeur intellectuelle et morale… Aussi est-il facile à comprendre que cette institution représente la grande ennemie qu’il faut abattre
La moitié de la réalité !
Est-ce vraiment comme cela que fonctionne le monde contemporain ? Oui bien sûr ! Mais la description faite ici ne représente que la moitié de la réalité, celle d’une importante minorité des hommes qui agissent. L’autre moitié est celle de l’immense majorité des êtres humains qui se laissent faire.
Le devoir des hommes
qui pensent et aiment l’humanité
Alors, dès maintenant, avant d’avoir réfléchi sur la deuxième partie de la réalité, que nous reste-t-il à faire ?
Si nous voulons nous situer à la hauteur de notre dignité d’homme doués d’intelligence, d’énergie et de cœur, face au mécanisme infernal dont nous sommes victimes, nous avons à réagir avec toute la vigueur dont nous sommes capables. Nous avons à combattre le fonctionnement aberrant de la société contemporaine qui nous entraîne vers un avenir encore bien plus sombre, et à travailler pour transformer notre « démocratie » grotesque en une démocratie véritable (une « philocratie ») qui ne peut résulter que d’une transformation radicale de nos institutions actuelles .
Nous avons à faire une révolution pacifique. Qu’il s’agit de bien concevoir ! (Pour ne pas aboutir à des situations encore pires – comme celles qui ont souvent résulté des précédentes révolutions, il est vrai, mal pensées et mal préparées…)
